SoBD 2013, conférence sur l’édition numérique : #1 Définition de la bande dessinée numérique

Conférence édition numérique SoBD 2013 : définition de la bande dessinée numérique

Je me suis rendue samedi au SoBD 2013 pour assister à la conférence « L’édition numérique, pratiques et perspectives », qui avait lieu de 17 à 18h à l’espace des Blancs Manteaux, près de l’Hôtel de ville de Paris. Me voici donc au rapport !

Les intervenants

L’animateur de la conférence était Manuel Picaud, qui est le rédacteur du site Auracan.com, un site de critiques de bandes dessinées. Il est par ailleurs lui-même critique (il aurait apparemment un faible pour la BD franco-belge…) et membre de l’Association des critiques et journalistes de bande dessinée.

Du côté des conférenciers, Aurélia Bollé du MOTif, l’observatoire du livre et de l’écrit en Ile-de-France, était présente en raison de son expertise sur le piratage, le MOTif ayant commandé des études l’année dernière et cette année sur le piratage du livre avec un focus sur la bande dessinée. Elle était accompagnée par Hervé Bienvault, qui a de son côté, directement travaillé sur la réalisation de la dernière étude de novembre 2013 sur l’offre illégale de bandes dessinées.

Jean-François Ferraille, journaliste, expert en TICTechnologies de l’Information et de la Communication et organisateur du Trophée de la différence au Festival de la BD d’Angoulême entre autres, participait aussi à la conférence, tout comme Sylvain Insergueix, ancien éditeur et maintenant responsable de la librairie Impressions à Enghien, un des premiers à avoir travaillé sur des initiatives numériques pour la bande dessinée via le BD-rom, et Philippe Marcel, bibliothécaire et fondateur des éditions La Cafetière.

Qu’est-ce que la BD numérique ?

Avant de commencer à développer leur discussion autour de l’édition numérique de la bande dessinée, les conférenciers se sont mis d’accord sur la définition de ce qu’est une bande dessinée numérique. Pour eux, on peut qualifier une BD de numérique s’il s’agit :

  • d’une bande dessinée papier numérisée
  • d’une BD papier avec réalité augmentée
  • d’une BD créée grâce à des outils numériques
  • d’une BD créée pour des interfaces numériques

De mon côté, je ne suis pas tout à fait d’accord avec cette définition. En effet, pour moi, le fait qu’une BD papier soit réalisée avec des outils numériques n’en fait pas pour autant une bande dessinée numérique, même si clairement une BD réalisée directement avec des logiciels de PAO est plus facile à sortir en version numérique qu’une œuvre originalement sous format papier que l’on doit numériser.

Que pensez-vous de cette définition donnée par les conférenciers ? La suite du compte-rendu de la conférence se trouve dans cet article, le thème abordé est, cette fois, les modèles économiques de la bande dessinée numérique.

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